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dimanche 1 avril 2012

J'ai lu

The Bang Bang Club.
Le livre raconte la vie de 4 photographes Sud-Africain pendant les années de transition vers la démocratie en Afrique du Sud.
C'est dur, c'est violent et c'est déprimant.  Mais c'est aussi très bon pour quiconque s'intéresse à l'histoire de ce pays.

J'ai lu

Moneyball, de Michael Lewis.
Ce livre, porté à l'écran avec Brad Pitt dans le rôle titre, raconte l'histoire du DG des A's d'Oakland qui se base sur des statistiques (sabermetrics) pour former et diriger son équipe.  Il s'agit, au moment du livre, d'une approche novatrice.  Ça l'est moins maintenant et d'ailleurs l'écart entre les A's et les autres s'est rétrécie, voir il est maintenant nul, vu la forte popularité des sabermetrics.

Quelques commentaires:

  1. Livre passionnant qui donne le goût d'aimer le baseball.
  2. Le livre, et donc l'auteur, n'a aucun recul en terme de temps.  Le livre s'est écrit pendant que le DG façonnait son équipe avec cette technique.  On ne peut bénéficier de l'Histoire pour mieux apprécier ou non la technique.
  3. La technique a l'aspect positif d'amener une dimension très rationnelle à une industrie qui n'en a cure.  Par contre, tout au long du livre j'avais l'impression que cette technique avait le danger de dénaturer le sport.  En choisissant par contre un joueur qui est tout sauf un athlète, sur le simple fait de statistiques.
  4. J'ai cherché sur Wikipédia ce qu'était devenu certains des joueurs clés présentés dans le livre.  Sauf un ou deux, les quatre ou cinq autres que j'ai regardés ne font plus long feu dans la ligue.  De là la pertinence de juger de cette technique avec le recul du temps.

J'ai lu

Je n'aurai pas le temps, la biographie d'Hubert Reeves.


Ce n'est pas du tout ce à quoi je m'attendais.  Je ne croyais pas que ce serait une bio uniquement mais plutôt un essai, ce que sont ces livres précédents.  D'ailleurs, il m'a définitivement donné le goût de lire ses autres livres.

Pour ce qui est de celui-ci.  Je dirais plutôt intéressant, même si le ton est souvent (trop) fleur bleue.

mercredi 11 janvier 2012

J'ai lu - La bibliothèque du géographe, de Jon Fasman

Franchement... pas excellent.  Pas mauvais non plus.  C'est un polar avec un canevas assez intéressant (des antiquités de grandes valeurs, un meurtre, un journaliste, etc.).  Mais c'est bourré de clichés gros comme ça et de fautes d'orthographe (une dizaine).  Ça se passe aux USA et c'est écrit par un américain mais la traduction que j'ai lu, vient vraiment de France... et ça agace un peu.

L'histoire a ceci d'intéressant que les chapitres alternent entre une histoire contemporaine, le roman en soi, et l'histoire de chaque antiquité.  Cette quinzaine d'histoire est par contre très décousue et on sent qu'on devrait la saisir un peu mieux.  Par contre, elle apparaît très crédible et très documenté.  Mais à cause de ces ruptures de ton, de la confusion dans ces histoires et du niveau de détail (encore dans les histoires d'antiquités), j'hésiterais à le recommander à un lecteur qui cherche un bon polar facile.

On dirait vraiment qu'on a affaire à 2 romans.

Je me suis bien amusé quand même.

dimanche 8 janvier 2012

J'ai lu - Limonov, de Emmanuel Carrère

C'est une biographie de l'écrivain-politicien russe Édouard Limonov.  Un gars un peu louche en ce qui me concerne.  Mais le livre est fascinant.  D'abord parce que c'est Carrère, que je ne connaissais pas.  Je veux dire, le texte de l'auteur est excellent.  Le ton, le rythme, le style.  Tout.  C'est d'abord pour cela que le livre est bon selon moi.  Il raconterait une autre histoire que ce serait presque aussi bon.  Ensuite parce que ça passe en URSS et la Russie d'aujourd'hui.  Un terreau qui m'intéresse beaucoup.  Finalement, parce que Limonov a eu une vie extraordinaire, dans le sens de pas ordinaire.
Même si on se prend à s'intéresser au personnage et à le trouver "pas si pire", je dirais qu'au fil d'arrivée, je le considère comme un type vraiment bizarre, très guidé par ses instincts, pas très penché sur l'introspection et très égo-tous-les-suffixes-possibles.  Donc je ne l'aime pas.

Mais le livre... à lui je l'aime.

À suivre, plus de lectures de Carrère et un intérêt encore plus grand pour l'URSS et le communisme.

dimanche 21 août 2011

Un cadeau de Gil Courtemance

Ici une chronique publiée dans Le Devoir d'hier en guise de souvenir (cadeau) de Gil Courtemanche.

Je ne connaissais de lui que ses chroniques dans Le Devoir du samedi. Que je lisais religieusement. Je n'ai jamais lu ses livres par contre.

mardi 12 avril 2011

Le papier 0.2 (versus 2.0)

Voilà une innovation, une démarche qui vaut la peine d'être mentionnée. Transformer la façon de faire, voir et lire un livre pour leur donner un nouveau souffle et concurrencer les tablettes.
Compte-rendu du Devoir ici.

Immortaliser les mots du soulèvement

Faire un livre avec les gazouillis de la révolution égyptienne.
Il fallait y penser.
Archiver, immortaliser, les mots qui ont soulevé ce peuple. J'adore l'idée.
Fabien Deglise en parle ici dans Le Devoir.

lundi 28 février 2011

Gérald Godin

Cet article du Devoir (ici) m'a donné envie d'en savoir plus sur Gérald Godin. Surtout sur le poème "T'en souviens-tu, Godin ?", dont les premières lignes sont saisissantes je trouve. Amir Khadir a cité ce poème lors de son assermentation.

Quelques extraits de l'article:
À la fin, quand la tumeur gagne du terrain, son insistance, dans un corps ralenti, replié, gonflé de cortisone, à siéger à l'Assemblée nationale est émouvante.
«Sa façon de vivre sa maladie, poursuit Simon Beaulieu, de la vivre dans sa chair comme un désordre, comme l'absurdité même du monde, est une inspiration.» Godin ne ralentit pas, accélère au contraire. «Il faut se dire que la vie est plus courte qu'on pense. J'ai voulu faire au plus coupant, au plus criss, ce que je pensais faire quand je serais vieux, parce qu'être vieux, c'est maintenant», dit-il alors.


J'ai trouvé le poème dont je parle ci-haut sur le web et je l'ai copié ci-bas.

T'en souviens-tu, Godin ?
T'en souviens-tu, Godin
astheure que t'es député
t'en souviens-tu
de l'homme qui frissonne
qui attend l'autobus du petit matin
après son chiffre de nuit
t'en souviens-tu des mal pris
qui sont sul'bien-être
de celui qui couche dans la neige
des trop vieux pour travailler
qui sont trop jeunes pour la pension
des mille métiers mille misères
l'amiantosé le cotonisé
le byssinosé le silicosé
celui qui tousse sa journée
celui qui crache sa vie
celui qui s'arrache les poumons
celui qui râle dans sa cuisine
celui qui se plogue sur sa bonbonne d'oxygène
il n'attend rien d'autre
que l'bon dieu vienne le chercher
t'en souviens-tu
des pousseurs de moppes
des ramasseurs d'urine
dans les hôpitaux
ceux qui ont deux jobbes
une pour la nuitte
une pour le jour
pour arriver à se bûcher
une paie comme du monde
t'en souviens-tu, Godin
qu'il faut rêver aujourd'hui
pour savoir ce qu'on fera demain ?


GODIN, Gérald, Les botterlots, Montréal, L'Hexagone, 1993, 80 p.

Je me permets aussi de joindre cette photo parue dans l'article du Devoir. Je la trouve exceptionnelle.