Une vue de l'intérieur sur mon petit calepin noir où je note des lectures, quelques impressions, des trouvailles, des remarques, des idées, des choses que j'aime, etc. Je tweet en quelque sorte mais mon propos a rarement besoin d'être en direct. Ne cherchez pas un lieu commun... je parle de n'importe quoi.
Affichage des articles dont le libellé est Histoire. Afficher tous les articles
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jeudi 13 décembre 2012
J'ai lu
La face cachée de Papa Doc de Jean Florival publié chez Mémoires d'encrier. Intéressant, fascinant même. Mais on s'y perd rapidement si on ne connaît pas tous les gens dont les noms défilent dans le livre. Et on voit trop peu à mon goût comment ça se passait à l'intérieur du régime. De plus, on sait que l'auteur est un proche du régime mais cette proximité n'est pas très claire. On voit bien qu'il faisait partie d'un cercle proche du pouvoir mais on ne sait pas trop comment ni pourquoi il a atterrit dans ce cercle ni pourquoi il y demeure.
jeudi 14 juin 2012
Petit trip géo-historico-politique
Je suis sur un petit buzz géo-historico-politique ces temps-ci (toujours en fait) dans mes lectures: réunification de l'Allemagne, coup d'état et dictature de Pinochet au Chili, chute de l'URSS, etc. Ce sont des lectures précédentes mais aussi de simples nouvelles lues sur le web qui m'amènent vers ces sujets: un peu de Wikipédia pour en savoir plus et go! on achète un livre plus détaillé. Ces thèmes m'intéressent au plus au point et sont le thème central de mes achats ces temps-ci. Je cherche maintenant des livres semblables sur l'histoire africaine (au nord de l'Afrique du sud, sur laquelle j'ai déjà lu abondamment).
PS: Je conviens que mes billets de ce matin ne sont pas très précis ni utiles à mes rarissimes lecteurs. Je suis en mode très "soft" ce matin. J'ai pourtant plein de choses à dire. Je rêve de faire de ce blogue un véritable lieu d'échange et de contenu présenté sous un angle différent (comme Le Devoir!). Mais il me manque le temps et l'énergie pour le faire. À défaut d'y arriver, je laisse de petites traces de mes idées...
PS: Je conviens que mes billets de ce matin ne sont pas très précis ni utiles à mes rarissimes lecteurs. Je suis en mode très "soft" ce matin. J'ai pourtant plein de choses à dire. Je rêve de faire de ce blogue un véritable lieu d'échange et de contenu présenté sous un angle différent (comme Le Devoir!). Mais il me manque le temps et l'énergie pour le faire. À défaut d'y arriver, je laisse de petites traces de mes idées...
dimanche 1 avril 2012
J'ai lu
The Bang Bang Club.
Le livre raconte la vie de 4 photographes Sud-Africain pendant les années de transition vers la démocratie en Afrique du Sud.
C'est dur, c'est violent et c'est déprimant. Mais c'est aussi très bon pour quiconque s'intéresse à l'histoire de ce pays.
Le livre raconte la vie de 4 photographes Sud-Africain pendant les années de transition vers la démocratie en Afrique du Sud.
C'est dur, c'est violent et c'est déprimant. Mais c'est aussi très bon pour quiconque s'intéresse à l'histoire de ce pays.
dimanche 13 novembre 2011
Mandela et De Klerk
Grâce aux bons soins d'un ami, je peux enfin visualiser le film Mandela - De Klerk, que je ne trouvais pas nul part. Paraît que ça raconte bien le fil des évènements.
samedi 6 août 2011
En train de lire
"The Founding Brothers", par John Ellis.
Ce livre a remporté un prix Pullitzer.
L'auteur raconte six moments marquants dans la fondation et les premières années des États-Unis.
Comme je suis très intéressé par l'histoire américaine, je trouve ce livre particulièrement intéressant. Ce n'est pas par contre, comme je le croyais, un livre sur la fondation des USA. Mais c'est là son intérêt finalement. Il va plus loin que l'histoire connue et racontée un peu partout. On y lit plusieurs détails sur des tractations dans les coulisses du pouvoir de ce nouveau pays. Et pour satisfaire d'histoire plus classique sur la fondation des États-Unis, j'ai acheté "American Creation", du même auteur.
Il a également écrit "His Excellency", une bio de George Washington que j'ajouterai à ma bibliothèque. L'auteur me plaît beaucoup par sa rigueur et son objectivité.
Ce livre a remporté un prix Pullitzer.
L'auteur raconte six moments marquants dans la fondation et les premières années des États-Unis.
Comme je suis très intéressé par l'histoire américaine, je trouve ce livre particulièrement intéressant. Ce n'est pas par contre, comme je le croyais, un livre sur la fondation des USA. Mais c'est là son intérêt finalement. Il va plus loin que l'histoire connue et racontée un peu partout. On y lit plusieurs détails sur des tractations dans les coulisses du pouvoir de ce nouveau pays. Et pour satisfaire d'histoire plus classique sur la fondation des États-Unis, j'ai acheté "American Creation", du même auteur.
Il a également écrit "His Excellency", une bio de George Washington que j'ajouterai à ma bibliothèque. L'auteur me plaît beaucoup par sa rigueur et son objectivité.
lundi 20 juin 2011
samedi 2 avril 2011
La Bible comme référence?
Excellent article du National Geographic sur les fondements historiques du roi David et de son fils Salomon. Ici.
L'article parle de David et Salomon mais c'est un prétexte pour parler du role de la Bible dans la recherche historique et archéologique. Deux écoles de pensées s'affrontent sur le rôle de la Bible. Certains y voient une référence pour guider des recherches. D'autres n'y voient que métaphore.
Je pensais qu'en 2011, il y avait consensus chez les chercheurs à l'effet que la bible ne peut être prise au pied de la lettre. Surtout quand on sait que plusieurs des textes ont été écrits des centaines d'années après les "faits" et par des gens qui n'ont jamais vus les évènements qu'ils racontent. Mais il semble bien que certains scientifiques la considèrent vraiment comme une base de référence.
L'article parle de David et Salomon mais c'est un prétexte pour parler du role de la Bible dans la recherche historique et archéologique. Deux écoles de pensées s'affrontent sur le rôle de la Bible. Certains y voient une référence pour guider des recherches. D'autres n'y voient que métaphore.
Je pensais qu'en 2011, il y avait consensus chez les chercheurs à l'effet que la bible ne peut être prise au pied de la lettre. Surtout quand on sait que plusieurs des textes ont été écrits des centaines d'années après les "faits" et par des gens qui n'ont jamais vus les évènements qu'ils racontent. Mais il semble bien que certains scientifiques la considèrent vraiment comme une base de référence.
lundi 14 mars 2011
J'ai lu
Mémoires d'un esclave, de Frederick Douglass.
C'est l'auto-biographie poignante d'un esclave américain qui s'est évadé et qui devient un éloquent et farouche partisan de l'abolitionnisme. C'est davantage un exposé sur l'esclavage et ses travers qu'une biographique. Mais ce n'en est pas moins très intéressant.
Je savais sans savoir à quel point l'esclavagisme réduisait à des bêtes les noirs qui en étaient victimes. Je le savais comme tout le monde le sait pour l'avoir vu à la télé ou lu quelque part. Je le savais sans le savoir parce que je ne réalisais pas l'ampleur et la cruauté de cette pratique. Attention, j'ai toujours su que c'était inhumain et j'ai toujours honnis cette facette de l'histoire. Mais ce livre nous y plonge au jour le jour en nous le faisant vivre dans la peau d'un enfant qui grandi jusqu'à devenir adulte. Il y a alors une dimension de plus que l'on peut saisir et qui éveille davantage à l'étendue de cette cruauté. Ce que j'avais vu et lu avant m'avait touché. Ce livre m'a touché profondément. C'est ce que je veux dire.
Avec ce livre, je me suis mis à lire sur la guerre de sécession, l'esclavage aux É-U, Douglass en particulier, le Libéria, etc. Ce sont des sujets fascinants de par le rôle de l'esclavage dans l'histoire américaine. On ne mesure pas à quel point cet épisode a marqué l'histoire américaine mais surtout son impact sur la vie de centaine de milliers de gens. C'est une injustice sans nom à laquelle ont été soumis les noirs à cette époque et jamais cette faute ne pourra être réparée. L'élection d'Obama comme président est heureusement une preuve que l'Homme évolue. Douglass doit être fier de lui. Avec raison car son rôle a été marquant dans l'histoire des États-Unis.
Quelques lectures intéressantes:
Frederick Douglass, ici.
Esclavage, ici.
Guerre de sécession, ici.
Abolitionnisme, ici.
Libéria, ici.
Voici une photo de Douglass. C'est celle qui est sur la couverture du livre.
C'est l'auto-biographie poignante d'un esclave américain qui s'est évadé et qui devient un éloquent et farouche partisan de l'abolitionnisme. C'est davantage un exposé sur l'esclavage et ses travers qu'une biographique. Mais ce n'en est pas moins très intéressant.
Je savais sans savoir à quel point l'esclavagisme réduisait à des bêtes les noirs qui en étaient victimes. Je le savais comme tout le monde le sait pour l'avoir vu à la télé ou lu quelque part. Je le savais sans le savoir parce que je ne réalisais pas l'ampleur et la cruauté de cette pratique. Attention, j'ai toujours su que c'était inhumain et j'ai toujours honnis cette facette de l'histoire. Mais ce livre nous y plonge au jour le jour en nous le faisant vivre dans la peau d'un enfant qui grandi jusqu'à devenir adulte. Il y a alors une dimension de plus que l'on peut saisir et qui éveille davantage à l'étendue de cette cruauté. Ce que j'avais vu et lu avant m'avait touché. Ce livre m'a touché profondément. C'est ce que je veux dire.
Avec ce livre, je me suis mis à lire sur la guerre de sécession, l'esclavage aux É-U, Douglass en particulier, le Libéria, etc. Ce sont des sujets fascinants de par le rôle de l'esclavage dans l'histoire américaine. On ne mesure pas à quel point cet épisode a marqué l'histoire américaine mais surtout son impact sur la vie de centaine de milliers de gens. C'est une injustice sans nom à laquelle ont été soumis les noirs à cette époque et jamais cette faute ne pourra être réparée. L'élection d'Obama comme président est heureusement une preuve que l'Homme évolue. Douglass doit être fier de lui. Avec raison car son rôle a été marquant dans l'histoire des États-Unis.
Quelques lectures intéressantes:
Frederick Douglass, ici.
Esclavage, ici.
Guerre de sécession, ici.
Abolitionnisme, ici.
Libéria, ici.
Voici une photo de Douglass. C'est celle qui est sur la couverture du livre.
lundi 28 février 2011
Nelson Mandela
J'ai dévoré la biographie de Nelson Mandela. J'en ai déjà parlé sur ce blogue. Il a récemment publié "Conversations avec moi-même", recueil de lettres de prison, de notes et de carnets intimes.
Je ne l'ai ni lu ni acheté. Mais l'un et l'autre ne saurait tardé. Je meure d'envie d'en apprendre plus sur ce personnage phare du 20e siècle (il a terminé son mandat de président en 1999) et dont l'aura est immense encore aujourd'hui.
Le Devoir en parle. Ici.
Un extrait (de l'article, et peut-être aussi du livre, ce n'est pas clair):
«Ce n'est pas une question de race; c'est une question d'idées.» Beaucoup resteront abasourdis par ce résumé que Nelson Mandela (né en 1918) fait de la lutte contre l'apartheid. Celui qui incarne le mouvement explique: «Nous n'avons jamais accepté l'idée d'une société multiraciale. Nous visons une société non raciale... où les gens cessent de penser en termes de couleur.»
Je ne l'ai ni lu ni acheté. Mais l'un et l'autre ne saurait tardé. Je meure d'envie d'en apprendre plus sur ce personnage phare du 20e siècle (il a terminé son mandat de président en 1999) et dont l'aura est immense encore aujourd'hui.
Le Devoir en parle. Ici.
Un extrait (de l'article, et peut-être aussi du livre, ce n'est pas clair):
«Ce n'est pas une question de race; c'est une question d'idées.» Beaucoup resteront abasourdis par ce résumé que Nelson Mandela (né en 1918) fait de la lutte contre l'apartheid. Celui qui incarne le mouvement explique: «Nous n'avons jamais accepté l'idée d'une société multiraciale. Nous visons une société non raciale... où les gens cessent de penser en termes de couleur.»
Abraham Lincoln
Il y a une certaine unanimité à dépeindre Abraham Lincoln comme un des grands, sinon le plus grand, président américain. Obama y est peut-être pour quelque chose lui que se réclame de lui souvent.
J'ai d'ailleurs commencé le livre Team of rivals - The political genius of Abraham Lincoln, de Doris Kearns Goodwin. Très intéressant.
Louis Hamelin dans sa chronique littéraire du Devoir parle d'un roman que je ne connaissais pas: Lincoln, de Gore Vidal.
Il semble que l'homme soit plus complexe que ce que la rumeur en dit. Voici un article de la chronique de Hamelin au sujet du roman en question.
C'est quand il oeuvre ainsi à déboulonner les mythes, à défaire ces minces symboles d'une imagerie patriotique qui, loin de la complexité des événements, ne se rend jusqu'à nous qu'en négociant toute une série de virages idéologiques et de raccourcis simplistes, que le roman historique, sous la plume d'un auteur tel que Gore Vidal, montre vraiment toutes ses possibilités. Father Abraham, père de l'émancipation des Noirs: le cliché est aussi satisfaisant que parfaitement faux. L'homme dont Vidal brosse magistralement le portrait n'est en fait rien de plus, mais rien de moins, que le plus fin manoeuvrier politique de son époque, doublé d'un orateur à l'occasion inspiré. Un homme volontiers dépressif et d'un entêtement tout simplement extraordinaire, dont le génie a surtout consisté à saisir l'occasion dramatique qui se présentait, pour ensuite se hisser peu à peu, à force d'instinct de survie, de rigueur morale et de pure roublardise, de défaite en défaite jusqu'à la victoire finale. Il savait l'art de balancer les rivalités, de souffler délicatement sur les haines pour raviver la flamme, capable de caresser comme de dégommer adversaires et alliés, avec un très sûr instinct du tueur pour porter le coup de grâce. Son cabinet de crise est une merveille d'équilibre, un vrai panier de crabes.
J'ai d'ailleurs commencé le livre Team of rivals - The political genius of Abraham Lincoln, de Doris Kearns Goodwin. Très intéressant.
Louis Hamelin dans sa chronique littéraire du Devoir parle d'un roman que je ne connaissais pas: Lincoln, de Gore Vidal.
Il semble que l'homme soit plus complexe que ce que la rumeur en dit. Voici un article de la chronique de Hamelin au sujet du roman en question.
C'est quand il oeuvre ainsi à déboulonner les mythes, à défaire ces minces symboles d'une imagerie patriotique qui, loin de la complexité des événements, ne se rend jusqu'à nous qu'en négociant toute une série de virages idéologiques et de raccourcis simplistes, que le roman historique, sous la plume d'un auteur tel que Gore Vidal, montre vraiment toutes ses possibilités. Father Abraham, père de l'émancipation des Noirs: le cliché est aussi satisfaisant que parfaitement faux. L'homme dont Vidal brosse magistralement le portrait n'est en fait rien de plus, mais rien de moins, que le plus fin manoeuvrier politique de son époque, doublé d'un orateur à l'occasion inspiré. Un homme volontiers dépressif et d'un entêtement tout simplement extraordinaire, dont le génie a surtout consisté à saisir l'occasion dramatique qui se présentait, pour ensuite se hisser peu à peu, à force d'instinct de survie, de rigueur morale et de pure roublardise, de défaite en défaite jusqu'à la victoire finale. Il savait l'art de balancer les rivalités, de souffler délicatement sur les haines pour raviver la flamme, capable de caresser comme de dégommer adversaires et alliés, avec un très sûr instinct du tueur pour porter le coup de grâce. Son cabinet de crise est une merveille d'équilibre, un vrai panier de crabes.
mercredi 23 février 2011
Les dépendances de la Couronne britannique
J'en ai déjà parlé dans un billet précédent je crois mais très sommairement.
Les dépendances de la Couronne britannique sont un sujet de géopolitique plutôt intéressant également.
Elles sont:
l’île de Man en mer d’Irlande, ici.
Les îles Anglo-Normandes situés dans la Manche au large constituées par :
le bailliage de Jersey, ici.
le bailliage de Guernesey (avec ses dépendances : Aurigny, Sercq, Herm, Jéthou, Brecqhou, Burhou et d’autres petites îles), ici.
Voici un topo de la situation, pris sur Wikipédia, et qui explique en quoi c'est insolite/intéressant:
Elles forment des dépendances de la Couronne britannique, c'est-à-dire qu'elles n'appartienent ni au Royaume-Uni ni à l’Union européenne mais relève directement de la propriété du souverain britannique, actuellement la reine Élisabeth II. Ce statut n’en fait toutefois pas des États reconnus indépendants mais ils disposent d’une large autonomie politique et économique.
Les bailliages de Jersey, Guernesey et de l’île de Man sont considérés par le Conseil de l'Europe (par le bureau des traités et ses services juridiques) comme des territoires dont le Royaume-Uni assure les relations internationales. Ces territoires n’ont pas la personnalité juridique internationale qui leur permettrait d’être partie à des traités du Conseil de l’Europe. En revanche, lorsque le Royaume-Uni est partie à un traité du Conseil de l’Europe, il peut, en accord avec les territoires concernés, déclarer que ledit traité s’applique (ou pas) à ces territoires. Les citoyens de Man sont des citoyens britanniques mais n'ont pas la citoyenneté européenne.
L’absence de personnalité juridique ne veut pas dire pour autant qu’ils sont assimilés au Royaume-Uni, dont l’État a été formé par l’union des anciens royaumes d’Angleterre et du duché du pays de Galles (Acte d'union de 1536), puis d’Écosse (acte d'union de 1707) et enfin d'Irlande (Acte d'union de 1800). Mais, historiquement, le duché de Normandie n’a jamais formellement cessé d’exister en tant qu’État (devenu indépendant du royaume de France) alors même qu'il ne subsistait plus ensuite que sur ses dernières terres insulaires. Il en est de même ici avec l’ancien royaume de Man, devenu duché de Man lorsqu’il est devenu vassal de la Couronne, mais qui n’était pas partie au traité formant l’Union des royaumes d’Angleterre et d’Écosse et du duché de Galles dans un seul État, ni plus tard lors de la conquête et du rattachement de l’Irlande (ou de son indépendance partielle).
Bien qu’auparavant regroupés sous l'appellation "îles britanniques" (British Isles, à ne pas confondre avec British Islands), les bailliages ont acquis une autonomie plus importante avec la création des États comme ici à Man, indépendant des États de Jersey et de ceux de Guernesey.
La question se pose donc aujourd’hui quant à la reconnaissance des bailliages de la Couronne en tant qu’État, même dépourvus de personnalité juridique au plan international (ce qui semble ne plus être le cas depuis la création des "États de Jersey", "des États de Guernesey" et de "ceux de Man" — noter le pluriel), et la modernisation en cours de l'ancienne législation médiévale fondée sur les titres honorifiques, et droit de sang des anciennes grandes familles mannoises, dont certaines n’ont plus aucun résident sur l’île depuis plusieurs générations et ne participent plus à l’administration territoriale de l’île).
Vous en voulez encore:
Dans le cadre du bailliage de Guernesey, Sercq et Aurigny sont elles-mêmes autonomes, chacune ayant son propre Parlement et son administration locale.
Les deux bailliages jouissent d'une autonomie interne, sauf pour la défense et la diplomatie. Une loi du Royaume-Uni ne s'applique à un bailliage que sur la demande d'un gouvernement insulaire.
Un détail qui n'en est pas un:
Les îles ont été le seul endroit appartenant à la Couronne occupé par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.
L'ancien temps de nos jours:
Sans aucun pouvoir politique ni judiciaire depuis plusieurs décennies, le système féodal de Jersey s'est maintenu jusqu'à nos jours. Il existe en effet plus d'une centaine de fiefs, à la tête desquels se trouve un « seigneur », ou une « dame ». La Couronne britannique en la personne du duc de Normandie, la reine Élisabeth II, possède quelques uns de ces fiefs, ayant appartenu à des abbayes ou à des prieurés bas-normands, avant le xvie siècle.
Contrairement au seigneur de Sercq, les seigneurs de Jersey et de Guernesey n'ont conservés que les seuls droits féodaux, mais ont perdu tous leurs droits proprement seigneuriaux depuis le xixe siècle et dans le suivant.
Contrairement au seigneur de Sercq, les seigneurs jersiais n'ont conservés que les seuls droits féodaux, mais ont perdu tous leurs droits proprement seigneuriaux depuis le xixe siècle et dans le suivant.
Le 10 décembre 2008, la petite île a tourné la page de plus de 400 ans de féodalité de type ancien, en organisant les premières élections entièrement démocratiques de son histoire. Cette élection n'a toutefois pas mis à bas le statut féodal et seigneurial de l'île, mais l'a fait évoluer. Les habitants ont pu élire, pour la première fois, l'intégralité des membres de leur parlement local, les Chefs Plaids. Le scrutin s'est tenu dans la salle de billard du siège du gouvernement de l'île. Les 56 candidats pour 28 sièges, représentaient près de 10% de la population de l'île5.
Même petit, on peut être victime de terrorisme:
En 1990 un physicien nucléaire français sans emploi, nommé André Gardes, tenta une invasion de Sercq, armé d'un fusil semi-automatique. Il fut arrêté par l'officier de police (lequel était à l'époque un fermier de la petite Sercq, Philip Perrée Junior) alors qu'il était assis sur un banc, en train de changer le chargeur1.
Et pour terminer ce long billet, une autre anomalie géopolitique: Akrotiri et Dhekelia. Ici.
Quelques extraits de Wikipédia:
Ces deux zones sont les résidus que le Royaume-Uni a voulu conserver comme base stratégique en Méditerranée, alors qu'il accordait l'indépendance à la République de Chypre. Lors de l'invasion de la République par les troupes turques, celles-ci ont pris garde à ne pas franchir la frontière des bases britanniques, afin d'éviter l'entrée en guerre contre le Royaume-Uni.
En 2002, le Royaume-Uni a signé un accord avec la République de Chypre pour garantir qu’elle s’interdit toute exploitation autre que militaire des deux bases, et placer les terres agricoles sous l'autorité de la République de Chypre. De plus les lois chypriotes, bien que ne s'appliquant pas directement à Akrotiri et Dhekelia, sont adaptées de la façon la plus proche possible sauf pour ce qui concerne la souveraineté existante du Royaume-Uni sur ces deux zones où vivent des populations civiles. Ces lois, différentes des lois britanniques, s'appliquent largement au personnel militaire ainsi qu'aux résidents de nationalité britannique.
Ces zones sont aussi les seuls territoires d'outre-mer britanniques où le droit à la pleine citoyenneté britannique, en vigueur depuis une loi de 2002, ne s'applique pas automatiquement à ses résidents. Les populations chypriotes vivant ou travaillant sur les bases militaires britanniques conservent leur citoyenneté chypriote, et un large droit de passage est accordé à ces populations enclavées dans les bases, afin de faire valoir leurs droits ailleurs dans la République chypriote (toutefois la traversée des bases militaires entre les deux parties de la République de Chypre est maintenant contrôlée de la même façon que sur la zone tampon sous administration l'ONU, afin d'éviter toute infiltration et reprise du conflit par des éléments armés d'un camp ou l'autre).
Pour des raisons juridiques, ces deux zones, bien que sous administration du Royaume-Uni et bien que la République de Chypre ait rejoint l'Union européenne (à l’exclusion de la zone turque du Nord non reconnue et de la zone tampon de l'ONU), ne font pas partie de l'Union européenne, car des difficultés existent concernant l'attribution d'autorité des territoires des deux bases par l'une ou l'autre république, faute d'accord survenu avant la date d'adhésion de Chypre à l'Union européenne entre les deux parties chypriotes.
C'est tout ;-).
Les dépendances de la Couronne britannique sont un sujet de géopolitique plutôt intéressant également.
Elles sont:
l’île de Man en mer d’Irlande, ici.
Les îles Anglo-Normandes situés dans la Manche au large constituées par :
le bailliage de Jersey, ici.
le bailliage de Guernesey (avec ses dépendances : Aurigny, Sercq, Herm, Jéthou, Brecqhou, Burhou et d’autres petites îles), ici.
Voici un topo de la situation, pris sur Wikipédia, et qui explique en quoi c'est insolite/intéressant:
Elles forment des dépendances de la Couronne britannique, c'est-à-dire qu'elles n'appartienent ni au Royaume-Uni ni à l’Union européenne mais relève directement de la propriété du souverain britannique, actuellement la reine Élisabeth II. Ce statut n’en fait toutefois pas des États reconnus indépendants mais ils disposent d’une large autonomie politique et économique.
Les bailliages de Jersey, Guernesey et de l’île de Man sont considérés par le Conseil de l'Europe (par le bureau des traités et ses services juridiques) comme des territoires dont le Royaume-Uni assure les relations internationales. Ces territoires n’ont pas la personnalité juridique internationale qui leur permettrait d’être partie à des traités du Conseil de l’Europe. En revanche, lorsque le Royaume-Uni est partie à un traité du Conseil de l’Europe, il peut, en accord avec les territoires concernés, déclarer que ledit traité s’applique (ou pas) à ces territoires. Les citoyens de Man sont des citoyens britanniques mais n'ont pas la citoyenneté européenne.
L’absence de personnalité juridique ne veut pas dire pour autant qu’ils sont assimilés au Royaume-Uni, dont l’État a été formé par l’union des anciens royaumes d’Angleterre et du duché du pays de Galles (Acte d'union de 1536), puis d’Écosse (acte d'union de 1707) et enfin d'Irlande (Acte d'union de 1800). Mais, historiquement, le duché de Normandie n’a jamais formellement cessé d’exister en tant qu’État (devenu indépendant du royaume de France) alors même qu'il ne subsistait plus ensuite que sur ses dernières terres insulaires. Il en est de même ici avec l’ancien royaume de Man, devenu duché de Man lorsqu’il est devenu vassal de la Couronne, mais qui n’était pas partie au traité formant l’Union des royaumes d’Angleterre et d’Écosse et du duché de Galles dans un seul État, ni plus tard lors de la conquête et du rattachement de l’Irlande (ou de son indépendance partielle).
Bien qu’auparavant regroupés sous l'appellation "îles britanniques" (British Isles, à ne pas confondre avec British Islands), les bailliages ont acquis une autonomie plus importante avec la création des États comme ici à Man, indépendant des États de Jersey et de ceux de Guernesey.
La question se pose donc aujourd’hui quant à la reconnaissance des bailliages de la Couronne en tant qu’État, même dépourvus de personnalité juridique au plan international (ce qui semble ne plus être le cas depuis la création des "États de Jersey", "des États de Guernesey" et de "ceux de Man" — noter le pluriel), et la modernisation en cours de l'ancienne législation médiévale fondée sur les titres honorifiques, et droit de sang des anciennes grandes familles mannoises, dont certaines n’ont plus aucun résident sur l’île depuis plusieurs générations et ne participent plus à l’administration territoriale de l’île).
Vous en voulez encore:
Dans le cadre du bailliage de Guernesey, Sercq et Aurigny sont elles-mêmes autonomes, chacune ayant son propre Parlement et son administration locale.
Les deux bailliages jouissent d'une autonomie interne, sauf pour la défense et la diplomatie. Une loi du Royaume-Uni ne s'applique à un bailliage que sur la demande d'un gouvernement insulaire.
Un détail qui n'en est pas un:
Les îles ont été le seul endroit appartenant à la Couronne occupé par les troupes allemandes pendant la Seconde Guerre mondiale.
L'ancien temps de nos jours:
Sans aucun pouvoir politique ni judiciaire depuis plusieurs décennies, le système féodal de Jersey s'est maintenu jusqu'à nos jours. Il existe en effet plus d'une centaine de fiefs, à la tête desquels se trouve un « seigneur », ou une « dame ». La Couronne britannique en la personne du duc de Normandie, la reine Élisabeth II, possède quelques uns de ces fiefs, ayant appartenu à des abbayes ou à des prieurés bas-normands, avant le xvie siècle.
Contrairement au seigneur de Sercq, les seigneurs de Jersey et de Guernesey n'ont conservés que les seuls droits féodaux, mais ont perdu tous leurs droits proprement seigneuriaux depuis le xixe siècle et dans le suivant.
Contrairement au seigneur de Sercq, les seigneurs jersiais n'ont conservés que les seuls droits féodaux, mais ont perdu tous leurs droits proprement seigneuriaux depuis le xixe siècle et dans le suivant.
Le 10 décembre 2008, la petite île a tourné la page de plus de 400 ans de féodalité de type ancien, en organisant les premières élections entièrement démocratiques de son histoire. Cette élection n'a toutefois pas mis à bas le statut féodal et seigneurial de l'île, mais l'a fait évoluer. Les habitants ont pu élire, pour la première fois, l'intégralité des membres de leur parlement local, les Chefs Plaids. Le scrutin s'est tenu dans la salle de billard du siège du gouvernement de l'île. Les 56 candidats pour 28 sièges, représentaient près de 10% de la population de l'île5.
Même petit, on peut être victime de terrorisme:
En 1990 un physicien nucléaire français sans emploi, nommé André Gardes, tenta une invasion de Sercq, armé d'un fusil semi-automatique. Il fut arrêté par l'officier de police (lequel était à l'époque un fermier de la petite Sercq, Philip Perrée Junior) alors qu'il était assis sur un banc, en train de changer le chargeur1.
Et pour terminer ce long billet, une autre anomalie géopolitique: Akrotiri et Dhekelia. Ici.
Quelques extraits de Wikipédia:
Ces deux zones sont les résidus que le Royaume-Uni a voulu conserver comme base stratégique en Méditerranée, alors qu'il accordait l'indépendance à la République de Chypre. Lors de l'invasion de la République par les troupes turques, celles-ci ont pris garde à ne pas franchir la frontière des bases britanniques, afin d'éviter l'entrée en guerre contre le Royaume-Uni.
En 2002, le Royaume-Uni a signé un accord avec la République de Chypre pour garantir qu’elle s’interdit toute exploitation autre que militaire des deux bases, et placer les terres agricoles sous l'autorité de la République de Chypre. De plus les lois chypriotes, bien que ne s'appliquant pas directement à Akrotiri et Dhekelia, sont adaptées de la façon la plus proche possible sauf pour ce qui concerne la souveraineté existante du Royaume-Uni sur ces deux zones où vivent des populations civiles. Ces lois, différentes des lois britanniques, s'appliquent largement au personnel militaire ainsi qu'aux résidents de nationalité britannique.
Ces zones sont aussi les seuls territoires d'outre-mer britanniques où le droit à la pleine citoyenneté britannique, en vigueur depuis une loi de 2002, ne s'applique pas automatiquement à ses résidents. Les populations chypriotes vivant ou travaillant sur les bases militaires britanniques conservent leur citoyenneté chypriote, et un large droit de passage est accordé à ces populations enclavées dans les bases, afin de faire valoir leurs droits ailleurs dans la République chypriote (toutefois la traversée des bases militaires entre les deux parties de la République de Chypre est maintenant contrôlée de la même façon que sur la zone tampon sous administration l'ONU, afin d'éviter toute infiltration et reprise du conflit par des éléments armés d'un camp ou l'autre).
Pour des raisons juridiques, ces deux zones, bien que sous administration du Royaume-Uni et bien que la République de Chypre ait rejoint l'Union européenne (à l’exclusion de la zone turque du Nord non reconnue et de la zone tampon de l'ONU), ne font pas partie de l'Union européenne, car des difficultés existent concernant l'attribution d'autorité des territoires des deux bases par l'une ou l'autre république, faute d'accord survenu avant la date d'adhésion de Chypre à l'Union européenne entre les deux parties chypriotes.
C'est tout ;-).
Malte
Quel concept géopolitique intriguant que Malte (le pays) et l'Ordre de Malte.
Ici le pays.
Ici l'Ordre.
Maintenant, voici quelques extraits qui illustre ce qui en fait un concept intriguant.
Au sujet du pays:
Lorsque Charles Quint se rend une première fois en Italie en 1529 pour se faire couronner empereur par le pape Clément VII, ce dernier intercéda en faveur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, un ordre hospitalier et militaire consacré en son temps à la défense du Royaume latin de Jérusalem, pour que celui-ci retrouve une souveraineté après avoir été chassé de Rhodes par les Ottomans. C’est à Bologne le 24 mars 1530, que Charles Quint signe le diplôme concédant à l’ordre « en fief perpétuel, noble et franc, les villes, châteaux et îles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions » ensemble hérité des possessions de Naples et de Sicile
La domination de l'Ordre prend fin en 1798 avec la prise de l’île par Napoléon Bonaparte lors de son voyage vers l'Égypte1. En 1800, les Maltais appellent les Britanniques à l’aide en raison du pillage systématique de l’île par les troupes napoléoniennes et plusieurs lois impopulaires promulguées par Bonaparte. En 1802, le traité d'Amiens ordonne le rétablissement de la souveraineté sur l'île à l'Ordre mais rencontre l'opposition du Congrès national. Les Britanniques refusent alors de rendre l’archipel à l’ordre de Malte et l’annexent officiellement à l’Empire britannique en 1816 après la signature du traité de Paris de 1814.
Au sujet de l'ordre:
L'ordre est reconnu par les nations comme un sujet de droit international public. Cependant c'est une souveraineté limitée et en matière religieuse, l'ordre est incardiné au Saint-Siège.
L'Ordre entretient des relations diplomatiques avec plus de cent pays par le truchement d'ambassadeurs. Il dispose d'un siège d'observateur permanent auprès des Nations unies, et également auprès de la Commission européenne et des principales organisations internationales.
Si je résume... l'Ordre se fait donner un pays tout à elle, elle s'en fait chasser, le pays continue d'exister et l'Ordre devient apatride et sans terre mais jouit d'un statut presque identique à celui d'un pays.
Peut-être suis-je le seul, mais ce genre de chose m'intéresse beaucoup.
Malte, le pays, sur la carte:
Ici le pays.
Ici l'Ordre.
Maintenant, voici quelques extraits qui illustre ce qui en fait un concept intriguant.
Au sujet du pays:
Lorsque Charles Quint se rend une première fois en Italie en 1529 pour se faire couronner empereur par le pape Clément VII, ce dernier intercéda en faveur de l’Ordre de Saint-Jean de Jérusalem, un ordre hospitalier et militaire consacré en son temps à la défense du Royaume latin de Jérusalem, pour que celui-ci retrouve une souveraineté après avoir été chassé de Rhodes par les Ottomans. C’est à Bologne le 24 mars 1530, que Charles Quint signe le diplôme concédant à l’ordre « en fief perpétuel, noble et franc, les villes, châteaux et îles de Tripoli, Malte et Gozo avec tous leurs territoires et juridictions » ensemble hérité des possessions de Naples et de Sicile
La domination de l'Ordre prend fin en 1798 avec la prise de l’île par Napoléon Bonaparte lors de son voyage vers l'Égypte1. En 1800, les Maltais appellent les Britanniques à l’aide en raison du pillage systématique de l’île par les troupes napoléoniennes et plusieurs lois impopulaires promulguées par Bonaparte. En 1802, le traité d'Amiens ordonne le rétablissement de la souveraineté sur l'île à l'Ordre mais rencontre l'opposition du Congrès national. Les Britanniques refusent alors de rendre l’archipel à l’ordre de Malte et l’annexent officiellement à l’Empire britannique en 1816 après la signature du traité de Paris de 1814.
Au sujet de l'ordre:
L'ordre est reconnu par les nations comme un sujet de droit international public. Cependant c'est une souveraineté limitée et en matière religieuse, l'ordre est incardiné au Saint-Siège.
L'Ordre entretient des relations diplomatiques avec plus de cent pays par le truchement d'ambassadeurs. Il dispose d'un siège d'observateur permanent auprès des Nations unies, et également auprès de la Commission européenne et des principales organisations internationales.
Si je résume... l'Ordre se fait donner un pays tout à elle, elle s'en fait chasser, le pays continue d'exister et l'Ordre devient apatride et sans terre mais jouit d'un statut presque identique à celui d'un pays.
Peut-être suis-je le seul, mais ce genre de chose m'intéresse beaucoup.
Malte, le pays, sur la carte:
mardi 15 février 2011
Un peu d'histoire sur l'Assemblée nationale
Article intéressant de L'actualité ici sur le tableau qui orne le salon bleu et l'histoire qui est derrière ce qu'il dépeint.
jeudi 10 février 2011
The Burns archive
Je ne connaissais pas le Dr Burns, réputé pour ces photos.
Le Newsweek en présente une galerie. Ici. Attention, certaines photos donnent froid dans le dos. Mais ce sont des images d'une rare intensité. Ces images parlent autant que bien des écrits.
Le Newsweek en présente une galerie. Ici. Attention, certaines photos donnent froid dans le dos. Mais ce sont des images d'une rare intensité. Ces images parlent autant que bien des écrits.
lundi 31 janvier 2011
Le printemps arabe
C'est le titre d'un excellent dossier paru samedi dans Le Devoir. Ici.
Je retiens particulièrement les articles suivants:
Le printemps arable, ici et "On avait besoin d'une étincelle pour que tout explose", ici, résument très bien ce qui a conduit à la situation actuelle. Un excellent tour d'horizon du contexte.
Finalement, "La grande désillusion" de Gil Courtemanche, dans Le Devoir. Ici. J'ai particulièrement aimé la finale, que je cite parce que curieusement, elle n'apparaît pas dans la version web. C'est à propos du fait que l'occident protège ces gouvernements autoritaires car ils sont un rempart contre l'islamisme.:
"On ne croit plus, ou de moins en moins, que les régimes dictatoriaux constituent un coupe-feu efficace contre le radicalisme islamiste... et on se demande si des sociétés plus justes et plus ouvertes ne constituent pas la meilleure défense contre toutes les dérives. Surtout, on commence à citer l'exemple du pays le plus stable de la région, la Turquie, gouverné par un parti qui se réclame de l'islam mais qui gouverne efficacement et démocratiquement."
Dans La Presse, Agnès Gruda signe aussi un texte sur ce dossier. Elle dresse un portrait de la situation en Égypte ainsi que des différences avec la Tunisie.
J'ai pris cette carte sur le site du Devoir.
Sophie Langlois ce soir au TJ annonçait un million de manifestants pour demain ainsi qu'une grève générale. Ça devient sérieux. Et l'armée qui promet de ne pas s'en prendre aux manifestants. Est-ce une prise de position de leur part? Elle a conclu son entretien sur une note discordante par contre... et si le régime passait au travers tout ça et ne tombait pas?
Je n'y étais pas, mais toute cette effervescence me fait penser à la chute du bloc soviétique et du mur de Berlin. Curieusement, ça fait environ 30 ans et certains des régimes dictatoriaux qui chancellent aujourd'hui ont environ 30 ans.
Je retiens particulièrement les articles suivants:
Le printemps arable, ici et "On avait besoin d'une étincelle pour que tout explose", ici, résument très bien ce qui a conduit à la situation actuelle. Un excellent tour d'horizon du contexte.
Finalement, "La grande désillusion" de Gil Courtemanche, dans Le Devoir. Ici. J'ai particulièrement aimé la finale, que je cite parce que curieusement, elle n'apparaît pas dans la version web. C'est à propos du fait que l'occident protège ces gouvernements autoritaires car ils sont un rempart contre l'islamisme.:
"On ne croit plus, ou de moins en moins, que les régimes dictatoriaux constituent un coupe-feu efficace contre le radicalisme islamiste... et on se demande si des sociétés plus justes et plus ouvertes ne constituent pas la meilleure défense contre toutes les dérives. Surtout, on commence à citer l'exemple du pays le plus stable de la région, la Turquie, gouverné par un parti qui se réclame de l'islam mais qui gouverne efficacement et démocratiquement."
Dans La Presse, Agnès Gruda signe aussi un texte sur ce dossier. Elle dresse un portrait de la situation en Égypte ainsi que des différences avec la Tunisie.
J'ai pris cette carte sur le site du Devoir.
Sophie Langlois ce soir au TJ annonçait un million de manifestants pour demain ainsi qu'une grève générale. Ça devient sérieux. Et l'armée qui promet de ne pas s'en prendre aux manifestants. Est-ce une prise de position de leur part? Elle a conclu son entretien sur une note discordante par contre... et si le régime passait au travers tout ça et ne tombait pas?
Je n'y étais pas, mais toute cette effervescence me fait penser à la chute du bloc soviétique et du mur de Berlin. Curieusement, ça fait environ 30 ans et certains des régimes dictatoriaux qui chancellent aujourd'hui ont environ 30 ans.
De Gaulle et Churchill
Suggestions de lecture du Devoir concernant De Gaulle et Churchill.
Les titres en question sont: "Churchill, seigneur de guerre" et "De Gaulle et Churchill".
Le texte est ici.
Les titres en question sont: "Churchill, seigneur de guerre" et "De Gaulle et Churchill".
Le texte est ici.
dimanche 23 janvier 2011
La tête d'Henri IV
Le Devoir relate les dessous d'une enquête qui a permis d'authentifier le crâne d'Henri IV, roi de France décédé en 1610.
Je ne connaissais rien de cette histoire mais c'est vraiment intéressant. Ici.
Je ne connaissais rien de cette histoire mais c'est vraiment intéressant. Ici.
Le dernier roi d'Écosse
Je viens de commencer le livre "En attendant le vote des bêtes sauvages" que je viens d'acheter et dont je parlais il y a quelques jours. Ici.
La description me fait penser à l'histoire d'Idi Amin Dada, dictature africain sanguinaire. Voir l'entrée le concernant dans Wikipédia, ici.
Il y a quelques années, ils ont fait un film le concernant: "Last king of Scotland". Le titre ne semble pas avoir de lien mais c'est un titre honorifique (last king of Scotland) dont c'était affublé le tyran. De mémoire il me semble que c'était un très bon film, pas trop difficile à trouver en plus. Voici une description du film (source: Wikipédia):
"Le Dernier roi d'Écosse (The Last King of Scotland), film anglais réalisé par Kevin McDonald en 2006, où Forest Whitaker interprète le rôle d’Amin Dada ; une prestation qui lui permet de remporter l’Oscar du meilleur acteur en 2007. Le film est fondé sur le roman éponyme, inspiré de faits réels, de Giles Foden."
En copiant cet extrait, je viens de lire que le film vient d'un roman. J'ajoute celui-ci dans ma "wish list" de ce pas.
La description me fait penser à l'histoire d'Idi Amin Dada, dictature africain sanguinaire. Voir l'entrée le concernant dans Wikipédia, ici.
Il y a quelques années, ils ont fait un film le concernant: "Last king of Scotland". Le titre ne semble pas avoir de lien mais c'est un titre honorifique (last king of Scotland) dont c'était affublé le tyran. De mémoire il me semble que c'était un très bon film, pas trop difficile à trouver en plus. Voici une description du film (source: Wikipédia):
"Le Dernier roi d'Écosse (The Last King of Scotland), film anglais réalisé par Kevin McDonald en 2006, où Forest Whitaker interprète le rôle d’Amin Dada ; une prestation qui lui permet de remporter l’Oscar du meilleur acteur en 2007. Le film est fondé sur le roman éponyme, inspiré de faits réels, de Giles Foden."
En copiant cet extrait, je viens de lire que le film vient d'un roman. J'ajoute celui-ci dans ma "wish list" de ce pas.
mardi 18 janvier 2011
La contagion du jasmin
À lire, l'éditorial de Mario Roy dans La Presse du 17 janvier: La rue tunisienne. Ici.
Il illustre bien la nature et la portée de ce qui est en train de se produire.
Il illustre bien la nature et la portée de ce qui est en train de se produire.
lundi 17 janvier 2011
Suivi de dossiers internationaux
3 grands dossiers internationaux occupe le devant de la scène ces temps-ci:
Sud-Soudan: Le référendum jugé crédible par les observateurs internationaux
C'est une bonne nouvelle. J'ai lu dans Le Devoir de samedi dernier que même le gouvernement du Soudan pense cela.
Tunisie: Le nouveau pouvoir ne fait pas taire la rue
Qu'est-ce qui attend la Tunisie dans les prochaines semaines?
Haiti: Toujours que des conjonctures concernant le retour de Duvalier. J'ai même lu une rumeur qu'Aristide serait en route lui aussi.
À quoi tout cela rime-t-il?
Voir ce texte sur le blogue de Jean-François Labadie. Ici.
PS: Il paraît que Duvalier a un billet de retour pour le 20 janvier vers la France.
Sud-Soudan: Le référendum jugé crédible par les observateurs internationaux
C'est une bonne nouvelle. J'ai lu dans Le Devoir de samedi dernier que même le gouvernement du Soudan pense cela.
Tunisie: Le nouveau pouvoir ne fait pas taire la rue
Qu'est-ce qui attend la Tunisie dans les prochaines semaines?
Haiti: Toujours que des conjonctures concernant le retour de Duvalier. J'ai même lu une rumeur qu'Aristide serait en route lui aussi.
À quoi tout cela rime-t-il?
Voir ce texte sur le blogue de Jean-François Labadie. Ici.
PS: Il paraît que Duvalier a un billet de retour pour le 20 janvier vers la France.
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